Jecolo

17 février 2009

Boum.

- le généraliste : "avec un peu de chance, ce ne sera qu'une petite fracture"
- le radiologue : "vous avez de la chance, ma femme, elle, c'était une plaque au poignet et 8 broches"
- le médecin à la clinique : "vous avez de la chance, on ne va pas plâtrer"
- le radiologue, une semaine après : "vous avez de la chance, ça se consolide bien"
- le médecin, une semaine après aussi : "vous avez de la chance, c'est le bras gauche"
- la kiné, cet après midi : "vous avez de la chance, une fracture du coude c'est très douloureux"

Posté par Jecolo à 21:45 - Commentaires [29] - Permalien [#]


31 mai 2008

Les bourreaux ne manquent pas de persévérance

Libé est tout fierrot d'avoir sorti le scoop de ce mariage annulé pour cause de mensonge sur la virginité de l'épousée.

Depuis, ça me turlupine un peu tout de même. En même temps je n'osais pa trop penser ce que je pensais, à première vue ce que faisait ce type (le marié) me semblait tellement répugnant, tout le monde étant d'accord, que je me disais que non, j'avais pas bien compris. Et comme en plus Rachida était la seule approuver la décision de justice, j'ai mis un petit mouchoir sur le petit turlupin.

Et puis j'en ai touché un mot à mon homme et lui aussi avait le même doute. Ca m'a rassuré. Alors voilà où j'en suis de mes réflexions, vous me direz, hein.

Je vois 3 alternatives :

  • la plus optimiste, où l'épousée a accepté le mariage dans les conditions qui nous sont expliquées, de son plein gré (c'est l'hypothèse idéaliste, hein, j'ai bien conscience qu'il y a une probabilité assez forte pour que l'épousée  vive dans un milieu où elle subit une pression hallucinante pour se conformer à sa religion, et que même si elle est d'accord, ça pourrait bien  être à l'insu de son plein gré):  dans ce cas, si la virginité était un terme du contrat connu et accepté des deux, la justice n'a pas à s'immiscer et porter un jugement sur la sphère privée qui définit ce contrat et  les valeurs auxquelles les deux sont libres de croire pour les forcer à s'aligner sur de "bons" (sic) principes. Ce serait une vision de la laïcité qui ne vaudrait mieux que l'extrémisme religieux qu'il est censé combattre.

  • La deuxième, un peu moins idéaliste, où la mariée subit une pression culturelle et familiale telle qu'elle a dû jouer ce jeu dégradant pour elle ; dans ce cas, ce n'est pas à coup d'articles assénés sur le ton du "voilà le Bien, et la vérité révélée" écrit pendant 2 jours en se délectant du scoop avant de passer le troisième jour à la flambée de l'immobilier que le sort de cette femme va s'améliorer. Au contraire. Ce qui amène à...

  • La troisième, la plus noire mais peut-être la plus pragmatique : d'accord, cette décision est révoltante et Libé et tous les autres ont raison de s'en émouvoir. Bien. Et après? Si on les comprend bien il faut faire en sorte qu'un juge ne puisse plus intégrer dans le droit français le principe de la répudiation. Sur le fond on est d'accord, mais dans la pratique, Libé souhaite donc que cette femme, si elle est victime du pire machisme intégriste, ne puisse pas se libérer de ce type, même si ce n'est malheureusement que grâce à une initiative de son mari (et que ça n'a rien de satisfaisant)? Le problème de religion qui est derrière cette histoire doit se traiter de beaucoup plus loin et ne se résoudra pas en un article de loi qui au contraire révoltera les plus fanatiques et rendra la vie des femmes encore plus insupportable.

Ce qui m'agace beaucoup dans cette histoire en fait, c'est surtout le côté sûr de son bon droit, intégriste du politiquement correct, doublé d'un recul et d'une analyse totalement nulle des journalistes, et de Libé en particulier. Et après la tempête médiatique, où en sera cette femme? De la même manière, et après la tempête médiatique, où en est le Tibet? Les journalistes sont passés à autre chose (avec la bonne conscience du devoir accompli). Les bourreaux peuvent tranquillement se venger de ce qu'ils ont "subi". Ils ne manquent pas de persévérance, eux.


Posté par Jecolo à 17:22 - Commentaires [9] - Permalien [#]

15 avril 2008

Message personnel

Vous saviez, vous, qu'au Canada ils font des flocons de sirop d'érable? Du sirop d'érable, donc, qui se présente sous forme de paillettes, croustillantes, dans un yaourt c'est un vrai bonheur.

Eh ben figurez vous qu'on en a plus. Fini, terminé le paquet. C'est bien dommage.

Voilà, c'était un message personnel.

Posté par Jecolo à 11:27 - Commentaires [8] - Permalien [#]

30 novembre 2007

Pot pourri

Entendu sur France Télévisions à propos des incendies à Malibu : « On ne sait pas si des maisons de stars ont été touchées par les flammes ». Heureusement qu’on n’a pas ces soucis avec les inondations au Bengladesh.

Il y a quelques semaines, 2 heures de sport au club med gym après le boulot. En costard en sortant, achat de sushis et de cheese cake chez monop’. Retour à la maison, le tout dans le panier du velib’. Bobo ?

Je suis quelqu’un d’important : mon entreprise me fournit un blackberry. Outre que mes clients étaient déjà largement équipés (bravo le consultant à la pointe de la technologie), je n’ai aucune envie de ce boulet électronique, pour devoir courrir encore plus vite dans ma petite roue de cadre moyen. J’me comprends.

Indépendamment de leur bord politique, Mitterrand ou Chirac avaient un peu d’allure pendant leurs visites d’Etat. De son côté, Sarko découvre les merveilles de la Chine éternelle grâce à Degrif’tour.

Mon homme pour mon anniversaire m’a offert le plus beau t-shirt du monde. A mon avis, il devrait déposer le logo « Monsieur Poulé ».

Vous cherchez des cadeaux rigolos pour Noël ? Allez sur Legoshop.com – il y a tout un assortiment de trucs et de bidules dérivés… Ca change d’AussieBum.

Sarkozy et le pouvoir d’achat : « Vous n’arrivez plus à joindre les deux bouts ? Vous n’avez qu’à [travailler plus pour] gagner plus. »

Posté par Jecolo à 10:35 - Commentaires [4] - Permalien [#]

04 novembre 2006

Tout est dans l'équilibre

Un petit bonheur ce soir : arrivé en grognant devant la boulangerie où 20 personnes attendent devant moi. Mais au moment de demander ma baguette "tradition" (vous savez ce machin au nom bien commercial, soit disant artisanal au levain et tout... moi j'adore), le boulanger en apporte une pleine caisse sortant du four. Et me voilà sur le boulevard avec mon pain, "bien cuit s'il vous plait madame", dont je prélève un bout sans attendre. Il se met à fumer dans le froid de l'hiver qui tombe. Et je vais vite rejoindre mon homme pour lui donner l'autre bout bien croustillant avant qu'il n'ait refroidi...

Pour équilibrer, un petit agacement. Je ne sais pas si ça vous est également arrivé dans le métro ces derniers temps, mais je suis plusieurs fois monté dans un wagon où de jeûûûûûnes (qui n'avaient malheureusement rien de sexy, arf) écoutaient leur téléphone portable. Ces engins ont donc suffisament de puissance pour se transformer en mini radio et faire profiter à tout le monde de leur musique de m... Je grogne, mais pas plus qu'un autre je ne suis capable d'aller leur donner une leçon de savoir-vivre. Courage fuyons.

Dans un autre genre ce matin, clic clic, le voyageur sur les strapontins, clic clic, utilisait son porte clés, clic clic, pour se couper les ongles. Très agréable. J'espère que sur cette ligne passant par les grands magasins, les Champs, le Trocadéro, il ne croisera pas de touristes japonais. Pour peu qu'on leur ait proposé du Vacherin Mont d'Or dans leur hôtel de luxe le matin, ils seraient capables de prendre un taxi en hurlant pour Roissy. Belle image des Français...

Voilà pour la petite chronique. Mais dans la catégorie petits bonheurs, le reste du week end vallait tout autant  le détour. Entre autres : l'expo des dessins de Rembrandt au Louvre (*PAF!*), promenades avec mon homme dans Paris, envie d'aller voir les nouveaux musées des arts décoratifs ou l'Orangerie, repli stratégique devant la foule amassée dans le froid pour aller boire un chocolat chaud au Crillon (une chocolatière en argent d'un bon demi litre, pleine d'un chocolat crémeux et au goût bien amer rââââ, merci mon homme - j'ai rien mangé le soir), achat de cadeaux d'anniversaires (pour moi), jolies boutiques recommandées par une star (vous connaissez Barthelemy? Leur fontainebleau est une merveille), le temps d'aller faire du sport, et des places prises pour aller voir Copi au Théâtre de la Ville et à Bobigny. Ah, j'oubliais, la petite étagère qui manquait depuis des mois a été installée, et puis... et puis... Nous avons rencontré Raoul.

Je crois que la vie est belle à Paris... Plus qu'à changer de job.

A dans 3 mois!

Posté par Jecolo à 19:50 - Commentaires [18] - Permalien [#]


05 octobre 2006

Sortie des cabinets

Annonce d'emploi publiée par un institut de recherche publique... (je n'invente rien) :

"Profil recherché :

De formation supérieure (doctorat ou école d'ingénieur), le candidat aura de solides connaissances techniques dans de nombreuses disciplines, des capacités organisationnelles et relationnelles fortes. "

Posté par Jecolo à 14:43 - Commentaires [1] - Permalien [#]

24 juillet 2006

Réflexions sur le trône

Puisque vous me demandez mon avis, le Sanisiège pourrait être nominé haut la main au prix de l’invention la plus stupide de l’humanité, toutes catégories confondues.

Ma société s’est équipée de ces bidules récemment, alors que nous disposions à ma plus grande satisfaction de lunettes de chiottes des plus conventionnelles, dans un état neuf et d’une propreté correctement entretenue. Après quelques semaines de pratique, je peux témoigner : entre effet sur l’environnement et risque d’accidents du travail, le sanisiège a tout gagné.

Récapitulons :

1)    Ils ont remplacé des lunettes de chiottes qui ne demandaient qu’à continuer à servir. Je ne pense pas que ce genre de matériel se donne à Emmaüs, et nous avons donc un bon gros tas de déchets sur les bras (au minimum une bonne soixantaine de lunettes de chiottes dans le bâtiment, tout de même)

2)    Le bidule n’est manifestement pas standard, d’où un mauvais accrochage et le risque d’accident du travail qui s’en suit. Sans parler du préjudice moral causé à l’employé, tenu d’expliquer à un médecin du travail hilare les conditions dans lesquelles il s’est fracturé le coccyx

3)    Le dit bidule est donc en plastoc jaunasse, équipé d’un petit moteur, et nécessite une quantité de consommables ahurissante (vous savez, le petit film plastique protégeant notre derrière des petits microbes, dont on n’a d’ailleurs jamais prouvé à ma connaissance qu’ils généraient des risques sanitaires tels qu’ils nécessitent un équipement pareil) : bref, consommation de ressources et de pétrole, et production de déchets à transporter et traiter (vous croyez que ça se recycle, le film plastique usagé d’un sanisiège ?). L’environnement ne s’en porte donc que mieux

4)    Le même bidule nécessite apparemment des réglages d’orfèvre. Pour ceux que j’ai utilisés, j’ai eu le choix entre une recharge vide, un réglage trop court, ou trop long : le plastique fait le tour de la lunette 3 fois et en désespoir de cause, après 1 minute d’attente la culotte sur les talons, les jambes légèrement fléchies et les fesses à l’air, vous vous asseyez alors que le plastique entame son 4e tour, provoquant l’arrachement du système.

5)    Quant à la propreté, qui est tout de même l’argument massue du Sanisiège, on en reparlera : après une période d’approche, la majorité silencieuse de mes collègues a eu le réflexe plutôt sain de se dire qu’il n’était pas nécessaire de remplacer le film plastique en quittant le lieu, puisque tout successeur normalement constitué allait probablement appuyer sur le bouton par précaution en arrivant. Conséquence, l’utilisateur arrivant au petit coin tombe sur une lunette de chiotte emballée dans un plastique usagé, constellé de… enfin bref, constellé.

Nous ne remercierons donc jamais assez Sanisiège pour sa contribution à l’évolution du genre humain et accessoirement à l’enrichissement de ses actionnaires sur le dos de l’environnement. Et nous attribuerons un accessit bien mérité à tous ces responsables des services généraux qui ont l’intelligence de croire à l’utilité de cette plaie.

Voilà un post bien essentiel.

Posté par Jecolo à 14:35 - Commentaires [11] - Permalien [#]

27 juin 2006

Il était une fois une directive européenne…

prof


Oui, vous avez bien lu le titre, c’est un exposé qui risque d’être un peu chiant. Mais je suis un peu agacé.

A la base, il y a la petite molécule de CO2. Bien que certains bas du cerveau avec un chapeau texan n’aient pas encore vraiment percuté, cette petite molécule, avec quelques copines (qui sont émises dans l’atmosphère en moindre quantité, mais peuvent avoir un effet 20 à 10000 fois supérieur au CO2), est responsable du réchauffement climatique. La mer qui monte, les tornades, la canicule, tout ça. Entendons-nous bien : un peu comme les nitrates dans l’eau, il y a forcément du CO2 dans l’air. Le tout, c’est que l’homme n’en rajoute pas excessivement. Hors le CO2 est produit dès qu’on brûle un peu de carburant, c'est-à-dire dès que vous prenez votre 4x4 pour aller chercher une baguette de pain, que vous branchez votre clim parce qu’il fait 23°C, et parce que vous achetez plein de trucs indispensables (genre frigo américain, télé plasma méga giga grand écran pour voir le ballon en plus grand etc.) qui sont produits par l’industrie, ce pour quoi elle consomme tout plein de combustible, plus ou moins émetteurs de CO2 au bout du compte.

02

Les 3 principales sources humaines de CO2 sont donc le transport, l’habitat, et l’industrie. Vu que dans le 3e cas, les émissions de CO2 sont directement liées à la consommation d’énergie et vu le prix de l’énergie justement, l’industrie n’a pas eu trop de mal ces dernières années à baisser ses émissions. Par contre, dire au routier d’arrêter de rouler, au français moyen d’arrêter de prendre sa bagnole, et au même français moyen de faire un effort pour investir dans du double vitrage, c’est politiquement risqué. Nos politiciens l’ont bien compris qui ne s’y sont pas risqué. L’habitat et le transport ont donc, eux, explosé tous les records.

Bref. Revenons à notre petit CO2. Au contraire de beaucoup de polluants, ce n’est pas un poison. Comprenons nous bien : si vous vous trouvez dans une pièce où vous ne respirez que du CO2, vous êtes mal. Mais ce n’est pas l’excès de CO2 qui vous tuerait, mais le manque d’oxygène. Nous ne sommes donc pas face à du cyanure ou de méchantes dioxines, qui, même en quantités ridicules, risquent de provoquer des cancers et de donner un drôle de goût au lait à l'endroit où elles sont émises dans l'environnement. D’où la conséquence assez pratique, à propos de notre CO2 : si vous réussissez à réduire les émissions ici où là, le lieu n’a pas d’importance, ce qui compte c’est qu’il y ait moins de gaz à effet de serre globalement dans l’atmosphère.

Des économistes ont donc construit un joli joujou, le « marché de droits à polluer ». Pour éviter de parler comme les journalistes, on parlera plutôt de quota ou de droit à émettre. La théorie est donc que, pour réduire les émissions de CO2, il faut investir dans des équipements plus efficaces énergétiquement, moins consommateurs de combustible ou carburant, qui utilisent des combustibles plus propres (genre gaz naturel au lieu du charbon…). Hors, l’effort est plus ou moins coûteux pour les uns et les autres. Pour certains, cela coûtera très cher de remplacer une vieille installation pourrie, pour d’autres, il ne coûtera pas grand’chose d’installer une nouvelle chaudière ou de passer au gaz naturel. Nos économistes ont donc pensé qu’en attribuant une enveloppe globale à l’ensemble des industriels (par exemple), avec des quotas pour chacun, certains pourront faire facilement les actions pour réduire leurs émissions et pourront du coup revendre leurs droits d’émettre aux autres pour qui il est plus difficile de réduire leurs émissions. Puisque globalement l’enveloppe de quota a été fixée, on restera dans l’objectif que l’on se sera fixé.

03

Plus concrètement, pour certains, il en coûtera 5 euros par tonne de CO2 de réduire leurs émissions, alors que pour d’autres ça leur coûtera 15 euros par tonne. Donc si le droit d’émettre se négocie à 10 euros on a tout gagné : pour le premier, il gagne des sous en revendant son quota et en réduisant ses émissions, et pour le deuxième, ça lui coûte moins cher que de faire ses coûteux travaux, et comme il peut acheter un quota dans l’enveloppe globale, on est sûr qu’au total il y a moins d’émissions : c’est de l’optimisation économique. C’est quand même plus équitable que de taxer indifféremment tous les sites industriels pour les forcer à réduire leurs émissions d’un même pourcentage, alors qu’ils ne sont pas égaux devant ce que ça va leur coûter…


Bien, c’est bien beau tout ça. Tellement beau d’ailleurs, que l’Union Européenne en a tiré une directive qui s’applique depuis 2005 à plein de sites industriels, charge aux Pays Membres de répartir les quotas à chacun « comme il faut ». Mais c’est là que le beau joujou se gâte.

Ben oui, pour qu’il serve à quelque chose, il y a deux pré-requis indispensables :

1) il faut que le total des quotas corresponde effectivement à quelque chose, et de préférence à un objectif qui constitue une réduction des émissions (c’est quand même l’objectif du bouzin)

2) il le faut d’autant plus que la quantité de quotas doit être suffisamment contraignante, sans l'être trop, pour que les échanges entre industriels de droits à émettre aient lieu. S’il y a trop de quotas (par exemple parce qu’un gouvernement libéral, indifférent et déliquescent se refuserait à faire peser « un poids insupportable à l’industrie »), tout le monde a ce qui lui faut, donc plus personne n’a besoin d’acheter, donc les prix se cassent la gueule, et le système se plante. Et s'il y a pas assez de quotas, tout le monde veut en acheter, les prix explosent, ça coûte moins cher d'investir dans des actions même coûteuses, et donc notre système d'échange de quotas ne sert à rien, si ce n'est à contraindre l'industriel, ce que l'on peut faire sans avoir à inventer une usine à gaz (hahaha).

Bien, et la réalité dans tout ça ?

Eh ben elle est là.

Bonne journée.

PS : merci à mon homme pour sa contribution

Posté par Jecolo à 11:39 - Commentaires [5] - Permalien [#]

26 juin 2006

Flic Floc

Comme je n’arrivais pas à dormir hier soir, j’ai décidé d’arroser mes plantes. Ben ouais, pourquoi pas. Je me suis donc occupé de ma misère, brave plante de constitution suffisamment rustique pour avoir survécu à plus de 8 mois de cohabitation avec moi, et à peu près autant de sécheresse. Tenace, la chose. D’ailleurs, quand j’y pense, les événements qui suivent ressemblent à une basse vengeance.

Donc, à 2h deux heures du mat’, je remplis vaillamment mon viril petit arrosoir vert et m’en vais le verser sur ma plante, qui, rustique mais asséchée, doit avoir bien soif, me dis-je. Je retourne à la cuisine (je sais plus trop bien pourquoi), je reviens, et miracle : toute l’eau a débordé. Panique. Après réflexions, je me mets à agiter mes bras dans tous les sens très vite, mais ça ne change rien. Le temps de rebrancher mon neurone pour me précipiter sur un truc absorbant, et la flotte s’était confortablement étalée sur mon meuble CD, et avait consciencieusement commencé à couler sur les CD susmentionnés, pour une part des coffrets et boîtiers cartons qui eux aussi, si j'en juge par le résultat, avaient soifs. Que du bonheur.

Je conseille le truc à qui veut, c’est très efficace pour dormir après.

Posté par Jecolo à 13:26 - Commentaires [2] - Permalien [#]

10 juin 2006

Untitled, 2006

tour1 (Collection particulière)

Hier, nous sommes allés voir Cindy Sherman. Pour tout dire, l'objectif était d'aller rendre visite à Monet. L'orangerie ayant rouvert depuis peu, et la période promo de réouverture étant passée, nous espérions ne pas avoir à faire trop la queue. Bien. Lorsque nous avons vu les touristes depuis l'entrée des tuileries, nous sommes allés directement à la galerie du Jeu de Paume. Mon homme avait bien envie de voir la rétrospective Sherman. Moi, je dois dire que je lui faisais confiance (après tout, je connaissais pas), mais bon, l'art contemporain, hein, j'y vais pas sans a priori ("ronchonchon tu ressembles à ton père" - ça c'est pour éviter la fatigue d'un commentaire à mon Chronolog). Et je dois dire que j'ai été assez convaincu, et rassuré. Convaincu, parce que ce que j'ai vu était techniquement beau, porté par un discours construit, intéressant, et qui a évolué sur plusieurs décennies. Rassuré, parce que c'est bien que des sous publics soient consacrés à des gens comme ça, et pas que à des Buren-à-rayures.

Ah, au fait, pour éviter toute confusion pour un amateur de la photographe sus-mentionnée qui taperait "Sherman Paris" dans Google, je n'ai pas l'intention de me mesurer à elle un seul instant. J'ai juste mis une photo de moi pour vous raconter ma vie... (enfin... toute confusion est autorisée, hein...). Je me suis donc inscrit à des cours photos. Et contrairement à ce que soutient mon homme, c'est quand même bien pratique lorsqu'on souhaite faire "de l'art" de bénéficier d'une certaine base technique. Lui soutient que ça vient au fur et à mesure de recherches et tatonnements. Pas convaincu, moi, mais le débat est ouvert...

A part ça...

10 jours à New York. Pour plus de détails, voir le blog de mon homme. Juste une mention complémentaire : si quelqu'un à un job bien payé à proposer là-bas, on y réfléchira volontiers. Laisser un message à la rédaction qui transmettra.

2 ans avec mon homme. Voir son blog pour plus de détails... Papouilles professionnelles, restau en amoureux avec orgie de profiterolles, le pied. Nous sommes allés à la Brasserie Julien. Charmé par le lieu, mais je me demande ce qui, historiquement, a mis un restaurant de cette allure dans ce quartier.

18 jours avant les soldes. Ca aussi ça compte... Et à ce sujet, je voudrais signaler une avancée notable: pour une fois, la gay pride à Paris ne coïncidera pas avec le premier samedi des soldes. Je ne dois pas être le seul à qui cela a posé des cas de conscience indémélables et je m'étonne qu'ils n'y aient pas pensé plus tôt. Donc cette année, pas d'excuse. Surtout que ce sera la dernière avant mai 2007. Mai 2007. Ca y est, je m'énerve.

Allez, je vais m'arrêter là pour que le choc ne soit pas trop violent. Et puis vous imaginez pas le ménage qu'il y a à faire...

Posté par Jecolo à 19:21 - Commentaires [2] - Permalien [#]